• Motion votée lors du Conseil d'Administration du 16 mai.

    Conseil d'administration du lycée Vauban du Jeudi 16 Mai 2013

    Déclaration commune SNES - FCPE - GIVI

     

    M. le Directeur académique des services de l'Education Nationale, tout en affirmant qu'il n'envisageait pas la fermeture ou le transfert de la première littéraire du lycée Vauban de Givet vers le lycée Jean Moulin de Revin pour la rentrée de septembre 2013, vient néanmoins de confirmer son intention de mettre à exécution ses projets de mutualisation des moyens des deux établissements concernant cette filière, en évoquant en particulier des modalités d'organisation des enseignements pouvant inclure l'utilisation de la visioconférence ainsi que des déplacements d'élèves d'un lycée à l'autre.

     

    Des circonvolutions et volte-face verbales par lesquelles M. le Directeur académique parvient habilement à présenter sous les traits d'une décision de maintien, ce qui n'est rien d'autre qu'une mesure transitoire vers la fermeture de la filière L du lycée Vauban, les membres de notre communauté scolaire et les citoyens du canton de Givet qui les soutiennent ne sont pas dupes. Comment ne pas voir, en effet, que derrière les mots inlassablement répétés de "mutualisation" et d'"optimisation" des moyens et de leur utilisation, que derrière ces projets ubuesques d'organisation des enseignements dans lesquels le plus élémentaire bon sens suffit à discerner un sommet de la déraison technocratique, se dissimule à grand peine une répétition, à l'échelle d'une filière, du patient travail de démantèlement par petits bouts dont le lycée Vauban fait désormais depuis trop longtemps l'objet de la part des services du Rectorat de l'Académie de Reims ? Démantèlement d'un établissement de proximité que vient aujourd’hui aggraver la mise en péril, à l'échelle de tout un territoire, d'une filière littéraire pourtant essentielle à la complétude de sa carte des formations, et par conséquent à l'accès des ses jeunes à un parcours scolaire respectueux de leurs choix et de leurs besoins.

     

    Car, outre que la mise en oeuvre des mesures précitées conduirait, chose inacceptable, à faire de nos élèves et de nos enfants les cobayes d'expérimentations fantaisistes dont la seule visée est en vérité de plier l'acte et la relation pédagogiques aux préoccupations purement comptables induites par les contraintes budgétaires, de telles conditions d'organisation des enseignements, seraient clairement de nature à décourager l'orientation en série littéraire des élèves de seconde des deux établissements concernés, et par conséquent à tarir à court terme le vivier d'élèves pour cette filière, dans l'ensemble de la vallée de la Meuse.

     

    Dans ces conditions nous ne saurions accepter la mise en oeuvre, même partielle, de ces mesures de mutualisation, dont nous avons acquis la conviction raisonnée qu'elles seraient fatales au lycée Vauban comme à l'avenir de la filière littéraire dans  notre territoire. C'est pourquoi nous réitérons, avec une détermination sans faille, notre exigence du maintien sans conditions de la filière littéraire du lycée Vauban sur son site historique et dans l'intégralité de ses enseignements, ainsi que l'ouverture de discussions sérieuses sur les moyens de sa consolidation et de sa pérennisation in situ, notamment à travers l'examen du projet de pôle linguistique porté par le député de notre circonscription auprès du Ministère de l'Education nationale et de M. le Recteur de l'Académie de Reims.

    Il est désormais temps que cessent les manoeuvres dilatoires et le dialogue en trompe l'oeil : l'intention déclarée par M. le Recteur, suite aux interpellations répétées des élus, des organisations syndicales ainsi que des responsables d'EDF, de ne pas fermer le lycée Vauban, ne saurait être plus longtemps prise au sérieux, si elle ne trouve pas rapidement sa confirmation et sa concrétisation dans le maintien intégral au sein de cet établissement d'une filière participant de sa colonne vertébrale historique, et dont la disparition serait incompatible avec une réelle volonté de lui donner un avenir; d'autant qu'elle apparaît injustifiable à l'heure où, à la faveur de la récente réforme du lycée, son maintien représente un coût en dotation considérablement moins élevé que ce qu'il pouvait être en des temps, y compris fort proches, où le Rectorat avait pourtant consenti à en permettre, à effectifs comparables, la survie.

     

    Aussi les autorités du Rectorat de l'Académie de Reims porteraient-elle l'entière responsabilité d'une éventuelle radicalisation du large mouvement qui croît depuis près d'un an en faveur de la préservation de notre établissement, si elles faisaient le choix de s'entêter plus longtemps dans une posture qui conduit à l'impasse.


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